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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 15:01

happy-end-thumb-200x206-93782.jpgEn théorie oui!

S’agissant d’un mandat, le président peut choisir de ne pas continuer à l’exercer. Dans les faits, c’est un peu plus compliqué…

Depuis le début de la république, disons 1848, année du premier président élu, il y a eu seulement 5 cas de démissions sur 24 présidents élus, dont 4 au moins pendant la 3ème république. 

Le dernier est celle du Général de Gaule, en 1969, suite au rejet massif (62% contre) par référendum de la réforme du sénat et de la régionalisation.

Considérant ce vote comme un désaveu de sa politique, le général avait alors décidé de démissionner.

Depuis, des désaveux, il y a eu d’autres (cohabitation, dissolution raté, etc…) sans pour autant pousser l'un de nos présidents à la démission. Dans certains cas, certains ont choisi de passer en force (traités de Lisbonne, pacte de stabilité, etc…).

Que devons nous en conclure, les présidents de la 5ème république ont ils peur du référendum et de son résultat ? La conséquence d'un référendum négatif serait elle la démission ?

 

Le mandat et le rôle du président sous la 5ème république.

 

Le président de la république est le garant de la démocratie et des institutions, article 5 de la constitution « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités. »

Il est élu au suffrage universel direct et à la majorité absolue (art 3). Il représente le peuple et la nation (art 3). Il a bien évidement un nombre important d’autres pouvoirs, comme la dissolution, la nomination, la représentation de la France auprès des tiers, etc…

 

Mais son premier rôle, c'est la représentation du peuple. Peut-on facilement démissionner d’une aussi lourde responsabilité ? Ce n’est pas un simple mandat !! C’est LE mandat. Sa démission aurait des conséquences importantes sur la vie politique et le bon fonctionnement des institutions en France. Elle ouvrirait sur une période d'instabilité aux milles dangers.

 

Il est au service de la nation et de son peuple. Ce n’est pas un travail normal pour un homme normal, il est là le problème. S’il est élu président, c’est qu’il a su convaincre une majorité d’électeurs de ses réelles qualités pour représenter et gouverner notre pays. Il a, par le suffrage unniversel, acquis une légitimité, que se passe-t-il alors quand il la perd ?

 

 La légitimité du président

 

On ne devient pas président en s’imposant par la force, sauf cas exceptionnel, on le devient par la « masse ». Dans le mode de désignation de notre président, la 5ème république a institué le suffrage universel direct. La légitimité à gouverner s’acquiert par celui-ci.

Le peuple, dans le suffrage universel, désigne un leader charismatique.  C’est-à-dire la personne pour lequel il existe une croyance populaire en ses pouvoirs (supposés ou réels) à gouverner. La croyance ne suffit pas, il faut, à cette personne, un charisme lui permettant de faire adhérer le plus grand nombre à un projet commun. La légitimité du leader c'est alors la conjonction de la croyance du peuple et de l'adhésion à un projet.

 

Sa capacité de leader se confirme dans le suffrage universel. C'est la majorité, en adhèrant au projet et en croyant en sa capacité, qui lui confère cette légitimité. Parce qu’il a été élu le 6 mai par la « masse » alors notre président actuel est légitime.

 

En conformité avec l’essence même de l’article 2 de la constitution « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. », le Général a introduit le référendum. C’est-à-dire la consultation de la « masse », soit à l’initiative du président, soit du parlement. Cet esprit de l’article 2 est repris dans l’article 3 « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »

 

Le référendum apparaît comme un « test », une confirmation de la réalité du leader charismatique. Lors du suffrage universel, c’est par la croyance que le président est élu. Le référendum n'est que la confirmation ou non des capacités réelles du leader charismatique. Refuser le référendumn, c’est refuser au peuple son droit à sa souveraineté.

 

 

Notre président actuel

 

 

Moins de 7 mois après son élection, l'opinion de notre président est au plus bas (les sondages, c’est par ici http://lci.tf1.fr/politique/popularite-pour-hollande-et-ayrault-c-est-la-chute-7721086.html - http://www.sondages-en-france.fr/sondages/Popularit%C3%A9/Fran%C3%A7ois%20Hollande)

 

Elle est bien loin la faible majorité absolue du 6 mai 2012 (51.56%). L’opinion n’a plus confiance en lui et en son gouvernement pour nous sortir de l’impasse, cela s’aggrave de jours en jours. Lui et ses ministres sont régulièrement mis à mal, même le FDG s’est auto-proclamé premier opposant.

 

Sur un sujet de société aussi sensible que le mariage pour tous, notre président refuse le référendum. Pourquoi ? Il s'agit pourtant de notre société ! Que l’on soit pour ou contre, là n’est pas la question. Pourquoi ne nous rend t il pas notre souveraineté ? Celle stipulée dans les articles 2 & 3 de notre constitution.

 

Ceux qui s'obstinent à nous faire croire que le  débat a déjà eu lieu le 6 mai 2012, refusent la réalité. Ils sont terrifiés par les résultats d’un référendum. Soumettre la question du Mariage pour Tous au référendum c'est prendre le risque d'un désaveu complet de la politique générale du gouvernement.

 

En cas de rejet, c’est la légitimité du président qui est remise en cause or sans celle-ci plus de raison de gouverner. Qui voudra suivre un « leader charismatique » déchu ? Sans légitimité, le président devrait démissionner. Le ferait il ?, C'est une autre question.

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commentaires

Juristeenherbe 24/02/2014 18:21

Je ne suis absolue pas d'accord. Le référendum c'est se prononcer sur une question de la politique et non sur une personne, ce n'est pas un plébiscite. Si la réponse est non majoritairement à cette question, la politique ne sera jamais mise en œuvre (comme le projet de la constitution européenne en 2005) mais en aucun cas le Président en place ne devrait démissionner. Chirac a-t-il démissionner quand le peuple s'est prononcé ? Non.
De Gaulle a fait du référendum un plébiscite, c'est son choix, mais cela n'est pas inscrit ni dans la Constitution, ni dans la coutume.

Juristeenherbe 24/02/2014 18:21

Je ne suis absolue pas d'accord. Le référendum c'est se prononcer sur une question de la politique et non sur une personne, ce n'est pas un plébiscite. Si la réponse est non majoritairement à cette question, la politique ne sera jamais mise en œuvre (comme le projet de la constitution européenne en 2005) mais en aucun cas le Président en place ne devrait démissionner. Chirac a-t-il démissionner quand le peuple s'est prononcé ? Non.
De Gaulle a fait du référendum un plébiscite, c'est son choix, mais cela n'est pas inscrit ni dans la Constitution, ni dans la coutume.

Juristeenherbe 24/02/2014 18:21

Je ne suis absolue pas d'accord. Le référendum c'est se prononcer sur une question de la politique et non sur une personne, ce n'est pas un plébiscite. Si la réponse est non majoritairement à cette question, la politique ne sera jamais mise en œuvre (comme le projet de la constitution européenne en 2005) mais en aucun cas le Président en place ne devrait démissionner. Chirac a-t-il démissionner quand le peuple s'est prononcé ? Non.
De Gaulle a fait du référendum un plébiscite, c'est son choix, mais cela n'est pas inscrit ni dans la Constitution, ni dans la coutume.

Juristeenherbe 24/02/2014 18:21

Je ne suis absolue pas d'accord. Le référendum c'est se prononcer sur une question de la politique et non sur une personne, ce n'est pas un plébiscite. Si la réponse est non majoritairement à cette question, la politique ne sera jamais mise en œuvre (comme le projet de la constitution européenne en 2005) mais en aucun cas le Président en place ne devrait démissionner. Chirac a-t-il démissionner quand le peuple s'est prononcé ? Non.
De Gaulle a fait du référendum un plébiscite, c'est son choix, mais cela n'est pas inscrit ni dans la Constitution, ni dans la coutume.

Juristeenherbe 24/02/2014 18:21

Je ne suis absolue pas d'accord. Le référendum c'est se prononcer sur une question de la politique et non sur une personne, ce n'est pas un plébiscite. Si la réponse est non majoritairement à cette question, la politique ne sera jamais mise en œuvre (comme le projet de la constitution européenne en 2005) mais en aucun cas le Président en place ne devrait démissionner. Chirac a-t-il démissionner quand le peuple s'est prononcé ? Non.
De Gaulle a fait du référendum un plébiscite, c'est son choix, mais cela n'est pas inscrit ni dans la Constitution, ni dans la coutume.