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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 18:16

Evolution-metier.jpg

Par contrainte ou choix économique, par mutation technologique ou évolution des habitudes de consommation, nos métiers évoluent et dans certains cas disparaissent.

Ce changement permanent pose pour le professionnel un dilemme crucial, soit il évolue et s’adapte, soit il disparait. Depuis des millénaires, les avancées technologiques successives d’une part et nos habitudes de consommation d’autre part, ont fait disparaître bon nombre de métiers et cela particulièrement dans les secteurs économiques primaire et secondaire.

Pour votre culture et si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire le dictionnaire des métiers anciens. http://suite101.fr/article/ces-metiers-dautrefois-disparus-aujourdhui-a27070

Dans les activités industrielles, la recherche technologique a progressivement remplacé l’homme par la machine, cela est regrettable.

Et cependant, dans le même temps, elle lui a permis de se qualifier. L’ouvrier a été remplacé par l’ouvrier qualifié. Il s’est spécialisé, éduqué jusqu’à devenir un expert irremplaçable dans son domaine. A celui qui a su, contraint ou volontaire, s’adapter à cette évolution, il reste de la place.

Il n’en ait malheureusement pas de même avec les métiers du secteur primaire. Que sont-ils devenus tous ces paysans qui fautent de travail en quantité ont dû se résoudre à rejoindre les villes ?

Heureusement pour eux, l’exode rural a souvent coïncidé avec les révolutions industrielles. De paysan, ils sont devenus ouvriers. D’ouvrier, ils sont devenus ouvriers spécialisés (ou autre) et ainsi de suite.

Bref de tous temps, cette avancée technologique a eu ses déboires mais aussi ses bienfaits. Elle a permis à nombre d’homme d’évoluer socialement. Alors, me direz-vous, à quoi sert un article au titre si pessimiste.  

Réveillez-vous camarade, c’est que cette gourmande de productivité s’attaque maintenant aux métiers du tertiaire.

In fine, les avancées technologiques ont eu pour unique objectif, tout du moins dans un premier temps, de satisfaire la sacro-sainte productivité.

A l’augmentation du niveau de vie des populations, à l’accroissement de la concurrence du fait de la globalisation de l’économie, à l’accroissement des coûts, les entreprises ont répondu par la productivité. C’est la recherche permanente de solution permettant de compenser ce qui a été perdu par ailleurs.

Jusqu’alors les pistes de productivité se sont attaquées principalement aux métiers de l’industrie. Le nombre d’ouvriers a fondu comme neige au soleil sur les dix dernières années. Les nouvelles pistes s’attaquent désormais au secteur tertiaire, aux services et c’est cela qui devient préoccupant !!!

Tenez, que deviendront les secrétaires, les caissières, les agents de voyages, les loueurs de vidéo, les bouquinistes, les comptables etc… quand ils seront progressivement remplacé par des caisses automatiques, des sites Internet, des Megaupload, une comptabilité numérique…

Voyez, le phénomène a déjà commencé. Le nom de ces métiers a déjà muté. Ne fallait-il pas y voir ici un signe prémonitoire ?

Quelle spécialisation pour un agent de service client (ex caissière) qui aura été remplacé par une caisse automatique. Quelle reconversion pour un loueur de vidéo remplacé par Megaupload. Quelle reconversion pour un agent d’entretien (ex-femme de ménage) remplacé par la domotique à outrance ?

Amusez-vous à imaginer l’avenir de ces métiers. Il en restera probablement encore des caissières, des femmes de ménage, des secrétaires mais tous les laissés pour compte que vont-ils (elles) devenir ?

L’ouvrier remplacé par la machine devenait un technicien de haute voltige seul capable de dompter sa machine-outil. Croyez-vous qu’il en soit de même pour ces hôtesses de caisse, souvent âgées et peu au fait de l’informatique…

Pour autant, doit-on pleurer sur ces métiers disparus ? Ce changement ne doit-il pas être ressenti comme une opportunité, celle d’évoluer socialement, de s’enrichir personnellement et professionnellement ? Encore faut-il vouloir saisir cette opportunité.

Comme au temps des mutations de l’industrie, le tertiaire va devoir accepter cette mutation où alors beaucoup resteront sur le carreau…

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