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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 20:53

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Mon ami,

 

Hier soir encore, je faisais le pied de grue devant France Télévision pour montrer, à ton président, mon opposition. Tu le sais, je fais partie de ces homophobes extrémistes et néonazis !

Mais dis-moi, tu le sais, toi, qu’ils disent des conneries à la télé. Tu le sais, toi, que je ne suis pas un méchant terroriste de droite. Tu le sais toi, quand nous discutions il y a peu encore, que j’ai à cœur de respecter toutes les opinions et que je vomis les extrêmes. Ne viens pas me dire que tu l’as oublié !

Alors, pourquoi tentes-tu aujourd’hui de me bâillonner ? Pourquoi ne veux-tu pas m’écouter ? Crois-tu vraiment, qu’une fois ta loi passée, je vais m’essouffler ! Tu sais, les manifs on y prend goût. L’odeur des fumigènes, la couleur rouge des feux de détresse, le face à face avec les CRS, finalement c’est grisant, cela me donne au moins le sentiment d’exister.

Depuis 10 mois que ton président est là, j’ai cherché à comprendre le sentiment qui pouvait être le tien quand alors tu étais dans l’opposition. Avais-tu le même sentiment de rejet ? Avais-tu le même goût amer, la même impression d’être bafoué dans tes droits les plus élémentaires ? Peut-être un jour arriverons-nous à en discuter sereinement ! Toi, tu avais surement le sentiment de voir la justice sociale reculer sous les coups de boutoir de la droite extrémiste. Moi, j’ai l’impression inverse. Je déplore, au nom de la justice sociale, le recul de la démocratie.

Tu me stigmatises, pensant bien faire, mais tu m’impose un choix sociétal dont je pense qu’il n’est pas le meilleur pour les générations à venir. Pourquoi ne me laisses-tu pas décider de la société que je veux ?

Toi, qui tous les jours me traite d’homophobe, m’insultes, me méprises, me bâillonnes simplement parce que je pense différemment, tu fais reculer la démocratie. Il y a peu encore, tu me parlais de l’esprit républicain, un sourire en coin, le regard profond, tu te voyais  en digne héritier du siècle des lumières.

Ces ancêtres qui se sont battus pour leur liberté, un beau combat, tu te vois faire de même au 21ème siècle au nom de l’égalité. Mais elle est où la liberté que tu prétends défendre ! Quand, au nom d’un dogme, tu bafoues les droits du peuple de France en lui refusant de décider par lui-même ce qui est bon ou pas pour lui.

En le lui refusant, ce n’est pas seulement moi que tu bafoues, c’est tous les français que tu méprises. A-t-il seulement compris le sens de ta réforme ? A-t-il seulement pris conscience des implications de cet engagement 31 ? A-t-il vu poindre cette mutation profonde sur la notion de filiation, sur l’orientation sexuelle des plus petits, etc ?

Tu penses que je vais trop loin, que l’on ne parle pas de cela. Mais si, mon ami, il est là le cœur du débat, le mariage pour tous n’est qu’un prétexte ou sinon expliques moi pourquoi la porte-parole de ce gouvernement déplore que l’identité de genre ne soit pas mieux appréhendée pour l’éducation des enfants de moins de 3 ans. Il paraît que c’est entre 0 et 3 ans que se fixe l’orientation sexuelle.

En me refusant mon droit à décider, tu n’es pas mieux que n’importe quel fasciste. Ce monde que tu m’imposes, les méthodes de stigmatisation que tu utilises, la désinformation dont tu uses et abuses ce n’est rien d’autre que la dictature !

Je te le dis, en me refusant ma liberté de parole, ma liberté de choisir, en m’imposant le choc de civilisation que tu prône, oui tu es un fasciste !

Alors vois-tu, ma motivation n’est pas prête à faiblir. Que ta loi passe ou pas, je serais là, tous les jours contre toi. Parce que de Droite comme de Gauche, je me bats contre toutes les formes d’extrémismes et encore plus contre celles qui me volent ma liberté d’expression.

Parce que je crois en la démocratie, la vraie, celle du peuple qui décide, pas celle d’un président illégitime qui impose sa politique, alors je continuerais à manifester.

La liberté d’expression que tu m’as volé, le mépris que tu as affiché envers les quelques centaines de milliers de personnes qui se sont levés en masse, est le terreau favorable de ma « radicalisation ».

Sais-tu, depuis Novembre j’ai participé à au moins 5 manifestations, moi qui n’en avais jamais faites auparavant. A chacune d’elle j’apprends.

Lors de la dernière, j’avais ce qu’il fallait pour me protéger des gaz lacrymogène. Lors de la dernière, nous avons lancé des « Flamby » contre les CRS. Ce soir-là, rien n’a dérapé mais la prochaine fois ! Jusqu’où crois-tu qu’il me faille aller pour que tu me rendes ma liberté de m’exprimer et de choisir ?

Alors mon ami, penses y. Cela me fait mal d’être privé de mon droit à choisir. Rends le moi et ne fait pas le jeu des extrêmes nous aurions, toi comme moi, beaucoup à y perdre.

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