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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 13:57

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« On devrait, pour premier problème d’économie politique, s’intéresser à transformer tous les salariés en propriétaires co-intéressés » Charles Fourier (1772-1837)

Le mouvement coopératif

Bien qu’il y ait eu des expériences coopératives depuis les premiers siècles, il est admis de considérer la naissance du mouvement coopératif en 1844.

Ce mouvement naît à Rochdale, sur la route de Manchester, quand 28 ouvriers tisserand créent « la société des équitables pionniers de Rochdale ».

Les ouvriers ainsi regroupés se proposaient d’améliorer la condition pécuniaire, sociale et familiale de ses membres. Pour cela, ils constituèrent ensemble un capital suffisant divisé en part d’1 livre avec pour objectif de réaliser les projets suivants :

-          Ouvrir un magasin pour la vente de denrées alimentaires,

-          Construire ou acheter des maisons pour améliorer les conditions de vie des membres,

-          Faire fabriquer des produits par les membres sans travail ou subissant des pertes de salaire

-          Etc...

Le mouvement naît sur la base de l’entraide et en réponse à un capitalisme sauvage. Suite à cette première expérience d’autres suivront.

En 2011, la France compte 21 000 coopératives représentant plus d’1 million de salarié.

Les principes directeurs de la coopérative

La coopération place l’Homme au cœur du système et non le Capital. Elle ne réfute pas celui-ci mais le considère comme un outil utile au développement de l’Homme plutôt qu’une finalité.

Quelques soit sa forme, la coopération est régie selon 5 principes directeurs :

-          La libre adhésion, nul n’est contraint d’entrer dans la coopération et chacun est libre d’en sortir.

Les membres apportent leur savoir-faire professionnel pour la réussite d’un projet commun.

 

-          Le contrôle démocratique, quel que soit la répartition du capital, chaque membre possède un droit de vote identique sous le principe de « un homme, une voix »,

 

-          Distribution des excédents au prorata des opérations.

Pour assurer sa pérennité, la coopération s’assure à dégager un bénéfice. Celui-ci est réparti de façon équitable entre :

ü  La Réserve, propriété exclusive de la coopérative, elle est impartageable. Elle sert de caution dans le cadre du développement futur des activités de la coopérative,

ü  Les dividendes, correspondent à une rémunération minimale des risques pris par les membres,

ü  La part Travail, répartie entre tous les salariés et comprise entre 25% et 84% du résultat.

 

-          Transmission du patrimoine, les réserves constituent le patrimoine des coopératives. Elles garantissent son indépendance et sa pérennité. Elles sont transmissent aux générations futures,

 

-          La solidarité des membres.

Les SCOP – Société Coopérative et Participative

Il existe différente forme de coopération. On retrouve les coopératives d’usagers, bancaires, d’entreprise ou participative.

La coopérative d’entreprise est un groupement d’entrepreneurs à l’instar des coopératives agricoles, d’artisans de transporteurs.

La coopérative d’usagers, les membres sont les utilisateurs des biens qu’ils produisent.

La coopérative bancaire, les associés sont les clients, déposants, emprunteurs.

La coopérative participative est la seule coopération dont les membres associés sont salariés et majoritaires au capital.

On compte en 2011, 1 910 SCOP employant environ 44 000 salariés dont 22 000 salariés associés pour un chiffre d’affaires global de 3,7 milliards d’Euros.

C’est une forme d’entreprendre dynamique et en plein essor. Elle est souvent proposée quand une entreprise traversant des difficultés est liquidée.

Une réponse aux travers du capitalisme

Le propriétaire de l’entreprise est le salarié. Il a souvent placé tout ou partie de son patrimoine dans cette aventure.

En tant que propriétaire et salarié, il est doublement intéressé à la pérennité et à la continuation de l’activité.

Son travail a un impact direct sur son capital. Il assume collectivement les succès et les échecs.

Les SCOP sont des entreprises pérennes du fait principalement de l’implication des co-entrepreneurs salariés dans leur entreprise. Ainsi, le taux de pérennité à 3 ans des SCOP est égal à 71 % contre 66 % pour l’ensemble des entreprises françaises (source Insee). A long terme, les SCOP sont plus solides que les entreprises non coopératives, 3,1 % des Scop ont plus de 50 ans contre 1,8 % de l’ensemble des entreprises françaises (Source Diane).

Dans un monde en crise, il est une réponse idéale à la continuation d’activité.

Cependant, les SCOP éprouvent encore des difficultés à lever des fonds et pourtant leur mode de gestion, les réserves impartageables etc… devraient être un gage de garantie pour les banques.

Quelques liens utiles

http://www.alternatives-economiques.fr

http://www.les-scop.coop/sites/fr/

http://www.economie-sociale.coop/index-economie-sociale/cooperative-histoire.htm

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