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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 15:04

france-20morose.jpgEn tant de crise, la mode est à l’économie. Celle-ci passe par une meilleure maîtrise des coûts. Cette expression est terrifiante ! Elle est à l’origine de stress pour beaucoup, nous sommes tous sources de coûts. Serais-je le premier maillon à sauter quand le plan d’économie touchera mon entreprise ? De quoi demain sera fait si je perds mon job ? Voilà des questions légitimes que la mode actuelle nous oblige à avoir.

Cette économie à réaliser n’est pas limitée à un secteur, une structure, etc… Elle nous touche tous. Elle s’immisce partout et même jusque dans nos acquis sociaux. Que faire, si même notre état en est réduit à l’austérité ?

Face à ce mot et à cette ambiance actuelle, nous réagissons tous avec nos sentiments. Pour certain, il est synonyme de fin, il n’y a plus rien à faire, le taux de suicide en constante augmentation depuis 2008 en atteste.

Pour d’autres, c’est le repli sur soi. Fermez les portes, ce qu’il reste du gâteau est trop petit pour se le partager. Ils prônent un protectionnisme fort, une fermeture aux autres. Ils sont extrémistes et favorisent la montée des extrêmes. Ceux-là sont dangereux pour la stabilité de nos démocraties. Heureusement, dans les deux cas, ils sont  encore minoritaires.

La majorité d’entre nous, jouent à l'écureuil. Nous amassons, nous gardons, nous accumulons. En période de crise, du fait d'un sentiment de peur, nous réduisons nos dépenses et nous nous préparons à un avenir morose.

2012, a été  une année record de collecte pour le livret A et la baisse du taux en 2013 n’y fera rien. L’hiver n’étant pas terminé nous continuerons à amasser et cela en dépit du bon sens.

Cette ambiance d’austérité crée un climat délétère qui s’autoalimente. Les plus pessimistes, poussés par l’absence de réponses des politiques, finissent par emporter les plus optimistes.

Tout cela est contre-productif. En contractant nos dépenses, nous réduisons notre consommation. Le ralentissement de celle-ci entraîne un ralentissement des revenus et une contraction de l’économie s’étendant progressivement à tous les secteurs. La maîtrise des coûts en période de crise n’est pas un cercle vertueux. C’est une mauvaise réponse prônée par les chantres du libéralisme absolue.

En jouant la contraction, nous avons tous à y perdre. Eux, ils jouent contre nous. Ils pensent d’abord à préserver leurs intérêts, pour protéger la rentabilité future de leurs investissements. Ils n’ont pas d’intérêt à voir baisser le niveau des marges. Ils doivent maintenir la pression et la solution qu’ils nous proposent revient à nous abaisser petit à petit, à accepter toujours plus par peur du lendemain.

Cette réponse, la maîtrise des coûts, est bonne dans une économie en croissance. Elle permet de faire les réserves nécessaires pour affronter les périodes plus difficiles mais elle l’est moins dans une économie en récession.

Au contraire, durant cette période, il faut éviter absolument la contraction. Nous devons lâcher les réserves, sortir de la morosité. Dépensons joyeusement, investissons massivement, profitons et peu importe de quoi demain sera fait. S’il faut mourir autant le faire pauvre et heureux que riche et malheureux !

Dans un monde en récession, comment et où trouver l’argent nécessaire ? Devons-nous prélever plus, au risque de contracter encore un peu les ménages ? Est-ce à l’état d’intervenir systématiquement ou doit-il déléguer pour retrouver des marges de manœuvre ?

L’état pourrait, par exemple, privatiser certains de ses attributs et cela a déjà commencé, avec la gestion des autoroutes par exemple. Nous pourrions continuer dans d’autres secteurs.

La gestion des universités pourrait en partie être prise en charge par des fonds privés. Un poste qui coûte chère, 28 milliard d’euros en 2011.

Le financement pour partie par des fonds privés permettrait de former une élite dont ils ont tant besoin ou de faire, à moindre coût, la recherche et le développement d’innovations clés pour le futur.

Mais un tel système ne serait pas égalitaire, seul les plus riches pourraient entrer dans ces universités ! Oui mais les fonds libérés pourraient être investis ailleurs, une partie pourrait être utilisé pour le financement de bourses au nom du principe de l'égalité.

En voilà une piste à creuser, trouver des fonds par la prise en charge de certains attributs de l’état par le privé. 

A la paranoïa des couts, source de contraction et cercle vicieux, l’état doit répondre par la dépense. Dépenser plus pour vivre mieux ! Voilà, le slogan qu'il nous faut pour sortir de l'impasse.

Ce n’est malheureusement pas la théorie défendue par le capitalisme actuel parce que celui-ci est égoïste et qu’il pense avant tout autre chose à la rentabilité court terme de son investissement.

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un gars normal - dans Economie
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