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  • : Chroniques d'un Gars Normal
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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 13:19

En réponse à cette connasse de Titiou Lecoq

 

Habituellement, je suis plutôt partisan de fermer ma gueule, trop marre de me faire traiter de fachos, nazis, homophobes par tous ces bobos pour avoir eu le tort d’exprimer une opinion différente.

 

Mais là, vraiment, ça suffit !!!

 

Je ne peux pas laisser passer une fois de plus, les insultes d’une pseudo journaliste écrivain considérée comme l’une des « femmes les plus branchées de Paris » mais connue seulement du cercle très restreint et fermé des quelques arrondissements branchés du centre de Paris.

 

Ben moi je l’emmerde, elle et ses idées progressistes.

 

C’est vrai quoi, elle et ses potes veulent me faire croire que le vrai progrès, le progrès ultime, c’est de pourvoir choisir sa propre orientation sexuelle au sens social du terme (et non biologique, celle-ci nous étant imposée par la nature. Un jour peut être ces fous furieux arriveront à changer in utero l’orientation sexuel du fœtus en développement).

 

C’est de pouvoir dire, en fait, c’est la société qui nous détermine homme ou femme et non notre sexe biologique et que par conséquent il faut lutter à la mort contre cela parce qu’il est la source d’inégalité, de discrimination, de préjugés etc...

 

Ça, c’est le progrès selon Titiou !! Toutes les autres formes de pensées sont moyenâgeuses...

 

Pour d’autres, n’en déplaise à cette connasse, il a 2 orientations sexuelles. On naît Mâle ou Femelle, c’est tout et c’est aussi con que cela depuis des millénaires. Après, nos hormones font le reste. On se sent homme ou femme et on évolue avec nos attributs, notre voix, nos comportements en homme ou en femme.

 

Elle ne peut pas comprendre, elle, les premières gaules de gamin, les premières masturbations, les premiers rêves érotiques, liés à mon sexe d’homme. Si je la comprends bien, tout cela vient seulement de mon environnement socio-culturel ? J’ai été conditionné pour fantasmer sur ma voisine… mes jouets de mec m'ont fait devenir hétérosexuel, je n'ai pas eu le choix, mais si je l'avais eu, comme elle me le propose, peut être aurais-je été "Neutre", c'est à dire ni homme, ni femme malgré mon sexe d'homme... Mais ta gueule !!!

 

C’est ma nature, en homme, je suis attiré par une femme et inversement parce que c’est mon orientation sexuelle biologique qui en est la cause. Prouves moi le contraire sinon ?

 

Par contre, cela ne m’empêche pas de respecter les femmes et les hommes qui portent des jupes, cela ne m'empêche pas de croire que nous sommes des Hommes tous égaux en droit mais cela n’est pas lié à mon orientation sexuelle, plutôt à mon éducation basée sur le respect et la tolérance envers les autres, envers tous ceux qui sont différents et qui ne pensent pas comme moi.

 

Me faire croire que la justice avancera par la déconstruction des stéréotypes de sexe... Mon cul !! Elle avancera parce que les gens chercheront à se comprendre et à se respecter.

 

C’est la vraie différence entre toi avec ta pensée fascisante et moi.

 

Moi, je refuse que tu veuilles enseigner à mes enfants à choisir leurs orientations sexuelles parce que c’est de la connerie. Mais toi Titiou, tu t’en fous de ma différence et tu veux m’imposer, par la force, ton idéologie.

 

Ça me rappelle mes grands-parents polonais quittant leur pays parce que refusant de se plier au diktat de Staline voulant leur imposer sa vision de l’Homme Nouveau.

 

Ouais, tu n’es pas mieux que lui. Alors garde tes leçons à deux balles, gardes ta vision de l'Homme Nouveau et crois-moi, quand je te lis ou t’entends, je me sens toujours plus dans mon bon droit à lutter contre toi et tes amis pour conserver ma liberté de choisir ce qui est bon ou non pour moi et mes enfants.

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 18:20

Quand la Gauche voit dans  « La manif pour tous » une Droite décomplexée fleuretant avec l’extrême droite et s’acoquinant avec le diable en manifestant au côté de maître Collard. Moi, par la rhétorique employée, j’y ai vu le vrai visage de la Gauche. Celui d’un parti antirépublicain ne supportant pas l’opposition.

 

A chaque manifestation de « La Manif Pour Tous », la rhétorique socialiste a été la même. « Manif de la honte » pour les uns, « horde de fascistes » pour les autres, voir une comparaison honteuse au « régime de Vichy » pour leur ministre de l’intérieur. L’insulte comme unique argument...

 

L’objectif premier, faire naître chez les manifestants un sentiment de honte.

Comment pouvions nous nous associer au FN, GUD et autres mouvements nationalistes ? Comment pouvions-nous nous associer aux catholiques « extrémistes » de civitas ? Comment, enfin, pouvions-nous nous associer contre le progrès et l’égalité des droits ? Cette tactique a peut-être fonctionné pour certains. Elle a surtout renforcé la mobilisation de la jeune génération refusant d’être frappé du sceaux de la « honte » par un parti aux méthodes plus proches des dictatures communistes que d’un état démocratique.

 

L’objectif second, décrédibiliser.

Le gouvernement, sûr de son droit en appelant à la rescousse, voulait voir la "masse" des progresistes se lever contre cette réminiscence de 1933. En fait de masse, quelques 5 000 LGBT se sont réunis à la Bastille au nom de l’égalité… Triste échec pour la Gauche !

 

Ce que j’ai surtout appris de ce mouvement, c’est que nous n’avons pas à rougir de nos idées. Que nous n’avons pas à avoir honte d’être la droite dite « décomplexée ».

 

D’ailleurs, de quoi devrions-nous être complexés ? D’avoir à notre extrême des nationalistes ? D’avoir des idées ?, D’avoir une opinion différente de la leur ? D’avoir, dans nos rangs des gens de tous bords ? Mais encore !!

 

Cette Gauche qui nous insulte et nous méprisse depuis 6 mois est insupportable. Cette Gauche qui fait la morale mais n’hésite pas à manifester main dans la main avec le PCF, le NPA et le FDG. Ces gens bien-pensants qui sont les dignes héritiers des goulags soviétiques et des camps de rééducation chinois ! Combien de personnes sont mortes dans l’aboutissement de l’idéologie marxiste et socialiste qu’ils défendent ? Si seulement il fallait faire cette comparaison macabre pour les faire taire à tout jamais. Pinochet et Franco sont des enfants de cœur en comparaison de Pol-Pot.

 

Oui, cette Gauche me donne la nausée quand son ministre de l’intérieur compare « La Manif Pour Tous » au régime de Vichy. Oui cette Gauche me donne la chair de poule quand un syndicat de la magistrature, apparenté PS, affiche dans son local les personnalités de droite à abattre !

 

Cette Gauche sans vergogne, n’a aucune leçon à me donner. Et moi, je ne me sens aucune honte d’être de droite et de m’opposer à la pensée unique du régime socialiste.

 

Cette loi, au-delà de ce qu’elle représente, a montré le visage d’une Gauche sans complexe qui ne s’embarrasse pas des principes républicains pour museler l’opposition. En insultant la droite dans son ensemble et en nous montant les uns contre les autres, cette Gauche a créé un clivage profond entre les français. L’intervention de leur président illégitime n’y changera rien.

 

Il sera long le temps de la guérison. Comment pourrions-nous si facilement tourner la page ? Comment pourrions-nous accepter de renouer le contact avec des gens qui nous voient comme de dangereux extrémistes ?

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 21:21

a19ef830bb91314745f3848fcb162a68Le 13 Avril 2013, Samuel Lafont, jeune militant UMP et opposant notoire au « Mariage Pour Tous », se faisait poignardé à la station de métro Odéon. Quelques heures plus tard, et devant le tollé provoqué par l’agression, un communiqué AFP annonçait qu’il s’agissait avant tout d’une attaque « crapuleuse » sans aucun lien apparent avec un quelconque engagement politique du jeune homme. Dans le contexte actuel, une telle affirmation semble difficile à croire.

 

Le même jour et en marge du congrès national du PS, le Secrétaire Général du parti, plutôt que de condamner la violence et de chercher l’apaisement, « mettait en garde » l’UMP contre la radicalisation de certains… Par cette petite phrase, le secrétaire général du parti approuvait-il l’acte ? Pourquoi cette « mise en garde » ? Que se passera-t-il si l’UMP n’appelle pas au calme ?

 

D’ailleurs, de quelle radicalisation parle ce sinistre individu ? Des affiches collées au Blanc Manteaux, des réveils bruyants de quelques députés… mais encore. A-t-il le même langage quand les syndicalistes de PSA réveillent leur patron (http://www.leparisien.fr/economie/paris-les-salaries-de-psa-reveillent-leur-patron-en-fanfare-17-01-2013-2488755.php) ? Ou encore quand des écologistes de NDDL menacent de lancer des cocktails molotov sur les CRS ? (http://www.la-croix.com/Actualite/France/Regain-de-tension-a-Notre-Dame-des-Landes-au-moins-quatre-blesses-2013-04-15-942654) Bien sûr que non !

 

La radicalisation ce n’est que pour les opposants, pas pour les copains. Pour eux, on vote en vitesse l’amnistie sociale (rappel à ceux qui ont la mémoire courte. L’amnistie est une carte blanche donnée à tous les syndicalistes pour les dérapages et le vandalisme commis dans le cadre d’un mouvement social).

 

Bref, en quelques heures l’affaire était bouclée. Samuel Lafond, bien que menacé de mort quelques heures auparavant, a été la malencontreuse victime d’un vol crapuleux ayant mal tourné… Pour preuve son téléphone a été dérobé. La faute à pas de chance ! Peu importe les messages haineux de militants socialistes regrettant de ne pas être de ceux qui ont porté le coup fatidique !

 

A l’inverse, l’agression de Wilfried, jeune homosexuel parisien et militant de la cause LGBT, sans qu’aucune preuve ne soit fournie, n’a d’autre motif que l’homophobie bien sûr ! La malchance, cette fois, n’y est pour rien.

 

La commissaire politique de la pensée unique (alias Najat Vallaud Belkacem) et tous ses camarades commissaires s’empressent de condamner cette violence insupportable. Ils n’hésitent pas à utiliser et à abuser du mot « fasciste » et de toutes ces déclinaisons possibles.

 

"Rien ne justifie une telle violence devant le Sénat. Ces groupes fanatisés, ces groupes fascisants doivent être fermement condamnés"

 

"J'appelle la droite, l'opposition, à montrer qu'elle a le sens des responsabilités républicaines et à se démarquer de la dérive radicale, extrémiste, violente, fascisante, de ce mouvement qui n'est pas digne du débat que nous devons avoir dans la République", a conclu Harlem Désir.

 

Pour info, il dénonçait les nombreuses vitrines cassés, les jets de pierre etc… (blague) de la Manif Pour Tous devant le Sénat le 12 avril au soir.

 

Objectif, décrédibiliser au maximum ce mouvement d’opposition. Faire croire à l’opinion que le combat contre ces manifestants est juste puisqu’il s’agit de tuer dans l’œuf cette réminiscence du 3ème Reich incarnée dans tous ces homophobes de la Manif Pour Tous. Exprimer pacifiquement son opinion leurs semblent tellement insupportable !

 

La même commissaire de la pensée unique éructant sur la nécessité de renforcer les contrôles sur twitter pour en dégager tous les propos antisémites, racistes etc… n’a bien évidement jamais condamné les menaces de morts, insultes  et autres saloperies reçus par les opposants au mariage pour tous.

 

Pire, en ne les condamnant pas, elle les approuve. Elle et ses amis sont complices de cette agression et des violences qui en découlent. Ils laissent faire et tolèrent.

 

Doit-on croire que l’agression de Samuel Lafond aurait été commanditée ? Peut-être pas, en tout cas le doute est là !

 

L’absence de condamnation de la part du pouvoir en place laisse planer le doute et met un sacré coup à la liberté d’expression. Elle ouvre la porte à toute forme de violence contre les opposants politiques.

 

Alors même que je termine mon article, 67 opposants politiques sortent de garde à vue. Doit-on y voir les prémices d’un basculement d’une république démocratique vers un état totalitaire ?

 

Avec 26% d’opinions favorables à peine 1 an après avoir été élu, ce gouvernement est acculé. La tentation est grande de se maintenir coûte que coûte même si cela doit passer par l’arrestation voir l’agression physique de quelques opposants politiques.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 08:42

J’écris un blog. Il est d’abord pour moi. Il m’aide à structurer ma pensée, à organiser mes idées, à construire mes arguments. Je n’en attends aucune gloire.

Cependant, en Janvier 2013, j’ai écrit un article sur la démission du président de la république. Depuis, j’en ai écrit d’autres mais le seul qui rend mon blog visible, c’est celui-ci.

Depuis le début du mois de Mars, j’observe une moyenne de 20 visites par jours. C’est à la fois peu et beaucoup.

Peu parce que certains bloggeur ont plus d’une centaine de visite par jours mais je n’ai pas la prétention d’atteindre leur niveau, ni d'avoir leurs qualités.

Beaucoup parce que les lecteurs de cet article (Un président peut-il démissionner ?) y arrivent par la recherche Google des mots "Président" + "démission". Cela veut dire qu’ils se sont posés la question de la démission éventuelle de notre président. Depuis janvier, cet article avait été peu consulté. Depuis Mars, il est de plus en plus lu !

Oui, c’est hallucinant, que cet article anodin et sans qualité, puisse être autant consulté. Avant d’arriver sur mon blog, il y en a des pages Google traitant des sujets "démission" + "président", il faut être motivé dans sa recherche. 

Ce n'est pas par hazard que l'on tombe sur ce blog. On y arrive après la page 3 ou 4... cela supose un certain acharnement dans sa recherche. On veut une réponse, on veut comprendre.

C'est d'abord cela qui me fait halluciner. Ceux qui lisent cet article sont les plus motivés de tous et ils sont déjà nombreux, cela veut dire qu'ils sont encore plus nombreux ceux qui effectuent une recherche sur les mots "Président" +"démission" et qui abandonnent avant la page 3. 

Devrais-je en conclure que c’est un signe d’aversion du peuple de France à l’encontre d’Hollande ? Je le pense et le fait qu’il soit de plus en plus consulté révèle un signe inquiétant sur le rejet de notre président actuel.

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 20:53

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Mon ami,

 

Hier soir encore, je faisais le pied de grue devant France Télévision pour montrer, à ton président, mon opposition. Tu le sais, je fais partie de ces homophobes extrémistes et néonazis !

Mais dis-moi, tu le sais, toi, qu’ils disent des conneries à la télé. Tu le sais, toi, que je ne suis pas un méchant terroriste de droite. Tu le sais toi, quand nous discutions il y a peu encore, que j’ai à cœur de respecter toutes les opinions et que je vomis les extrêmes. Ne viens pas me dire que tu l’as oublié !

Alors, pourquoi tentes-tu aujourd’hui de me bâillonner ? Pourquoi ne veux-tu pas m’écouter ? Crois-tu vraiment, qu’une fois ta loi passée, je vais m’essouffler ! Tu sais, les manifs on y prend goût. L’odeur des fumigènes, la couleur rouge des feux de détresse, le face à face avec les CRS, finalement c’est grisant, cela me donne au moins le sentiment d’exister.

Depuis 10 mois que ton président est là, j’ai cherché à comprendre le sentiment qui pouvait être le tien quand alors tu étais dans l’opposition. Avais-tu le même sentiment de rejet ? Avais-tu le même goût amer, la même impression d’être bafoué dans tes droits les plus élémentaires ? Peut-être un jour arriverons-nous à en discuter sereinement ! Toi, tu avais surement le sentiment de voir la justice sociale reculer sous les coups de boutoir de la droite extrémiste. Moi, j’ai l’impression inverse. Je déplore, au nom de la justice sociale, le recul de la démocratie.

Tu me stigmatises, pensant bien faire, mais tu m’impose un choix sociétal dont je pense qu’il n’est pas le meilleur pour les générations à venir. Pourquoi ne me laisses-tu pas décider de la société que je veux ?

Toi, qui tous les jours me traite d’homophobe, m’insultes, me méprises, me bâillonnes simplement parce que je pense différemment, tu fais reculer la démocratie. Il y a peu encore, tu me parlais de l’esprit républicain, un sourire en coin, le regard profond, tu te voyais  en digne héritier du siècle des lumières.

Ces ancêtres qui se sont battus pour leur liberté, un beau combat, tu te vois faire de même au 21ème siècle au nom de l’égalité. Mais elle est où la liberté que tu prétends défendre ! Quand, au nom d’un dogme, tu bafoues les droits du peuple de France en lui refusant de décider par lui-même ce qui est bon ou pas pour lui.

En le lui refusant, ce n’est pas seulement moi que tu bafoues, c’est tous les français que tu méprises. A-t-il seulement compris le sens de ta réforme ? A-t-il seulement pris conscience des implications de cet engagement 31 ? A-t-il vu poindre cette mutation profonde sur la notion de filiation, sur l’orientation sexuelle des plus petits, etc ?

Tu penses que je vais trop loin, que l’on ne parle pas de cela. Mais si, mon ami, il est là le cœur du débat, le mariage pour tous n’est qu’un prétexte ou sinon expliques moi pourquoi la porte-parole de ce gouvernement déplore que l’identité de genre ne soit pas mieux appréhendée pour l’éducation des enfants de moins de 3 ans. Il paraît que c’est entre 0 et 3 ans que se fixe l’orientation sexuelle.

En me refusant mon droit à décider, tu n’es pas mieux que n’importe quel fasciste. Ce monde que tu m’imposes, les méthodes de stigmatisation que tu utilises, la désinformation dont tu uses et abuses ce n’est rien d’autre que la dictature !

Je te le dis, en me refusant ma liberté de parole, ma liberté de choisir, en m’imposant le choc de civilisation que tu prône, oui tu es un fasciste !

Alors vois-tu, ma motivation n’est pas prête à faiblir. Que ta loi passe ou pas, je serais là, tous les jours contre toi. Parce que de Droite comme de Gauche, je me bats contre toutes les formes d’extrémismes et encore plus contre celles qui me volent ma liberté d’expression.

Parce que je crois en la démocratie, la vraie, celle du peuple qui décide, pas celle d’un président illégitime qui impose sa politique, alors je continuerais à manifester.

La liberté d’expression que tu m’as volé, le mépris que tu as affiché envers les quelques centaines de milliers de personnes qui se sont levés en masse, est le terreau favorable de ma « radicalisation ».

Sais-tu, depuis Novembre j’ai participé à au moins 5 manifestations, moi qui n’en avais jamais faites auparavant. A chacune d’elle j’apprends.

Lors de la dernière, j’avais ce qu’il fallait pour me protéger des gaz lacrymogène. Lors de la dernière, nous avons lancé des « Flamby » contre les CRS. Ce soir-là, rien n’a dérapé mais la prochaine fois ! Jusqu’où crois-tu qu’il me faille aller pour que tu me rendes ma liberté de m’exprimer et de choisir ?

Alors mon ami, penses y. Cela me fait mal d’être privé de mon droit à choisir. Rends le moi et ne fait pas le jeu des extrêmes nous aurions, toi comme moi, beaucoup à y perdre.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 16:30

muhammad-yunus-microfinance-grameen-bank-social-business.jpgLe social-business n’est pas une activité philanthropique et charitable mais bien une entreprise dont l’objectif premier est la maximisation d’un objectif sociétal. Né au 20ème siècle, le concept est en fait assez ancien.

Les SCOP, ou coopérative ouvrière, par exemple, nées au 18ème siècle, en sont probablement l’une des formes les plus anciennes. Elles consistent à mettre en commun des moyens pour détenir l’outil de production et améliorer les conditions de vie de la communauté. Les tontines, au 15ème siècle, ou encore celles ayant toujours cours en Afrique, dont l’objet consiste à la mise en commun, sans usure, d’argent pour permettre à un membre de la communauté d’acquérir un actif, sont une autre des formes du social-business.

Depuis 1977 et l’apparition du micro-crédit, cette notion s’est affinée et le social-business intervient alors comme une réponse évidente au capitalisme sauvage et débridé. Tout du moins, c’est ce qu’en pense le prof d’économie du Bangladesh, Muhamad Yunus, quand, écœuré du décalage entre la théorie économique et la « vraie » vie, il décide de se lancer dans la première institution privée de micro-crédit, la Grameen Bank. Son objectif, sortir les gens de la pauvreté en leur prêtant une petite somme d’argent à un taux d’usure faible pour financer leur micro-entreprise. La notion de social-business est née !!! L’objectif est alors de créer un business répondant à un but social tout en étant auto-suffisant. C’est l’inverse d’une activité caritative.

L’expérience s’avéra concluante et depuis, les initiatives ont fleuri. En 2000, 193 états membres de l’ONU et 23 organisations internationales s’accordent pour atteindre 8 objectifs afin de réduire la pauvreté dans le monde d’ici 2015. (http://www.un.org/fr/millenniumgoals/)

Les OMDs (Objectif du Millénaire pour le Développement) vont devenir un accélérateur du social business. En effet, la seule implication des états (occidentaux ou en développement) ne suffira pas à atteindre les 8 objectifs. Pour y arriver, il faut construire des partenariats public / privé, les uns apportant leur science du business et les autres leur connaissance des communautés locales et de leurs besoins.

Par ailleurs, pour que ce challenge réussisse, il faut en finir avec l’assistanat, la subvention à outrance ne faisant que maintenir une population dans un état léthargique, toujours à attendre plus des grands bailleurs de fonds. Sortir le monde de la pauvreté, c’est donner aux populations concernées les moyens d’une existence meilleure et durable.

Les OMDs vont apporter la caution morale nécessaire aux grandes entreprises. Elles vont justifier et favoriser l’invasion par celles-ci du social-business. Elles aussi ont à y gagner !

Pour elles, sortir le monde de la pauvreté, c’est accroître la base des consommateurs potentiels. Or, dans un monde mature en souffrance, dans des pays émergents où la pyramide reste encore trop exiguë, les relais de croissance via la base de la pyramide deviennent les opportunités d’une croissance pérenne.

Pour autant, comment conquérir la base, une population à faibles revenus (les pauvres c’est quand même 4 milliards de personnes), sans passer pour le méchant capitaliste ?

Les OMDs vont être le catalyseur permettant la rencontre de deux mondes partageant des intérêts divergents et en même temps très connectés. C’est la naissance de Danone Communities en 2005, ou encore la création des MDC (micro distribution center) en 2008 avec Coca-Cola, ou le projet logement abordable de Lafarge. Les exemples sont nombreux :

http://www.danonecommunities.com/content/danonecommunities-quest-ce-que-cest

http://www.businesscalltoaction.org/wpcontent/files_mf/1286826983CocaColaCaseStudyFrancaisForWeb.pdf

http://www.lafarge.fr/wps/portal/2_7_1-Ambitions-2020-Acces-logement#editoEncartVide001

Les plus révoltés d’entre nous crieront au scandale ! Le social-business, c’est, en fait, la mainmise du capitaliste sans morale sur les plus faibles. Est-ce louable, sous couvert d’action social, de chercher simplement de nouvelles opportunités de croissance ?, de créer des besoins dans des populations en difficultés ? etc…

Oui, c’est louable ! En vendant des yaourts au Bangladesh, Danone Communities élargit la base de ses consommateurs potentiels mais en même temps, elle répond à des besoins de nutritions des populations locales, elle fournit un travail et des revenus à une population jusque-là oubliée, elle accroît le niveau de vie de la communauté locale etc…

En créant des centres de micro distribution, Coca-cola élargit effectivement sa distribution numérique (c’est-à-dire le nombre de points de ventes touchés) lui permettant d’augmenter son chiffre d’affaires mais elle fournit un travail pour le micro-entrepreneur, elle « empower » des jobs annexes, comme le garagiste, par exemple, pour la maintenance du matériel, etc…

Quelles que soit les initiatives lancées entre partenaires sociaux et privés, elles répondent toujours aux mêmes objectifs. Il ne s’agit pas de maximiser le profit mais bien de maximiser l’objet social, la seule source possible d’une croissance pérenne. Et si finalement, la vraie réussite des OMDs était d’avoir fait se rencontrer des acteurs aux objectifs différents et de les aider à se comprendre ?

Et si finalement, le social-business était la maturité du capitalisme. La rencontre parfaite entre l’économie et le social, deux mondes opposés et pourtant si proches. L’un n’allant pas sans l’autre. Il n’y a pas de développement sans capitaux et pas de croissance sans développement.

Mais est-ce bien le rôle des entreprises que de participer activement au développement ou de remplacer, dans certains cas, les gouvernements démissionnaires ?

« Tout le monde espère gagner de l'argent en faisant des affaires. Mais l'homme peut réaliser tellement d'autres choses en faisant des affaires. Pourquoi ne pourrait-on pas se donner des objectifs sociaux, écologiques, humanistes ? C'est ce que nous avons fait. Le problème central du capitalisme “unidimensionnel” est qu'il ne laisse place qu'à une seule manière de faire : rentrer des profits immédiats. Pourquoi n'intègre-t-on pas la dimension sociale dans la théorie économique ? Pourquoi ne pas construire des entreprises ayant pour objectif de payer décemment leurs salariés et d'améliorer la situation sociale plutôt que chercher à ce que dirigeants et actionnaires réalisent des bénéfices ? » Muhamad Yunus (le Monde 25.04.2008) 

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un gars normal - dans Economie
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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 17:57

Liberté, Egalité, Fraternité, qui ne connaît pas la devise ornant le fronton de tous nos bâtiments officiels.

 

Cette vieille devise, de plus de 200 ans, tout le monde, ou presque en connaît l’histoire. Dès notre plus jeune âge, dans les écoles de la république, nous avons appris à la comprendre, l’aimer et la respecter. Nous avons appris à vénérer tous les héros qui se sont battus pour notre liberté ! Il serait choquant de vouloir foutre à la poubelle cette foutue devise désuète !! Ce n’est pas complétement mon intention. La mienne, c’est de vouloir m’arrêter sur un mot, Egalité.

 

Quelques 200 ans après, il s’invite dans quasiment tous les débats de société. Au nom de ce sacrosaint principe, notre démocratie se dit prête à tout. En un sens, au 21ème siècle, il semblerait complétement choquant de ne pas vouloir les mêmes droits pour tous.

 

On sait où nous a mené le refus de l’Egalité, la domination des uns sur les autres, tout au long de notre Histoire. On aime à croire que cela ne reviendra plus jamais ! Alors, au nom de l’égalité, la société se dit prête à accepter tout ou presque. Mais justement, au nom de cette foutue Egalité, jusqu’où doit-on aller ?

 

 

Un peu d’histoire !

 

 

La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dans son article 1er, définit ainsi l’Egalité. « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. »

 

Plus tard, en 1793 puis en 1795, ce concept se fait plus précis, « Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi. » 1793, « L'égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. L'égalité n'admet aucune distinction de naissance, aucune hérédité de pouvoirs. » 1795

 

Par l’Egalité, la République refuse toute élévation, par la naissance ou le rang, des uns vis-à-vis des autres. Elle réclame une société plate, sans écart. Tous logés à la même enseigne !! Cette notion trouve tout son sens dans le contexte de l’époque mais quelques 200 ans plus tard, elle a un arrière-goût marxiste effrayant.  

 

 

En 1789, la masse voulait la Liberté et l’Egalité est de façon concomitante. La liberté suprême était justement d’avoir les mêmes droits que tous !! De vouloir la même platitude, la naissance et l’hérédité ne pouvait plus être les seuls critères de réussites, il fallait une chance identique pour tous de progresser socialement.

 

 

Dans ce contexte, l’Egalité était étroitement liée au combat pour la Liberté.

 

 

Qu’en est-il au 21ème siècle ?

 

 

Aujourd’hui, elle est galvaudée ! Elle inspire toutes les minorités pour la recherche de droits. Elle inspire nos politiques socialistes dans la recherche de la platitude.

 

Protéger les minorités, oui et sans attendre. Leur permettre d’exprimer librement leur opinion, de vivre librement leurs envies etc… bien sûr ! Personne ne veut le contraire.

 

Mais doit-on, au nom de ce principe, vouloir remettre en cause jusqu’à la loi naturelle ? Oui, diront certains, parce que dès notre naissance nous sommes égaux en droits ! Etonnante façon de penser qui en vient jusqu’à remettre en cause notre sexualité. L’Homme asexué principe ultime d’Egalité. Soyons cohérents alors ! Accordons les mêmes droits aux plus grands nombres et à toutes les « dérives » possibles.

 

Au-delà de l’Egalité, il y a des principes moraux, éthiques et naturels à ne pas remettre en cause ! Ceux-ci font partis du patrimoine de l’humanité et il est hautement plus respectable que les revendications de quelques excités !!

 

A trop traîner l’Egalité dans la boue, on risque de perdre de vue qu’il s’agissait avant tout d’un combat de la Liberté pour un monde meilleur. Un monde dans lequel chacun peut s’épanouir à la mesure de ses capacités, de ses origines. De l’ouvrier au patron, des handicapés à Einstein, de l’hétéro à l’homo, de l’arabe au français, etc…, un monde fait de différences !

 

Vouloir le refuser, au nom de l’Egalité, c’est vouloir l’abaissement pour tous ! Le nivellement vers le bas ! Ne pas reconnaître les différences, c’est mentir au plus grand nombre.

 

La nature nous a fait différente, c’est un fait indiscutable. Il appartient à nos gouvernements de sauvegarder ces différences et de nous permettre de vivre tous en harmonie, de protéger notre liberté. Il nous appartient par contre de refuser la platitude et l’effacement de nos différences. L’accepter, c’est implicitement accepter le nivellement vers le bas voulu par l’Egalité pour tous !!  

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 15:04

france-20morose.jpgEn tant de crise, la mode est à l’économie. Celle-ci passe par une meilleure maîtrise des coûts. Cette expression est terrifiante ! Elle est à l’origine de stress pour beaucoup, nous sommes tous sources de coûts. Serais-je le premier maillon à sauter quand le plan d’économie touchera mon entreprise ? De quoi demain sera fait si je perds mon job ? Voilà des questions légitimes que la mode actuelle nous oblige à avoir.

Cette économie à réaliser n’est pas limitée à un secteur, une structure, etc… Elle nous touche tous. Elle s’immisce partout et même jusque dans nos acquis sociaux. Que faire, si même notre état en est réduit à l’austérité ?

Face à ce mot et à cette ambiance actuelle, nous réagissons tous avec nos sentiments. Pour certain, il est synonyme de fin, il n’y a plus rien à faire, le taux de suicide en constante augmentation depuis 2008 en atteste.

Pour d’autres, c’est le repli sur soi. Fermez les portes, ce qu’il reste du gâteau est trop petit pour se le partager. Ils prônent un protectionnisme fort, une fermeture aux autres. Ils sont extrémistes et favorisent la montée des extrêmes. Ceux-là sont dangereux pour la stabilité de nos démocraties. Heureusement, dans les deux cas, ils sont  encore minoritaires.

La majorité d’entre nous, jouent à l'écureuil. Nous amassons, nous gardons, nous accumulons. En période de crise, du fait d'un sentiment de peur, nous réduisons nos dépenses et nous nous préparons à un avenir morose.

2012, a été  une année record de collecte pour le livret A et la baisse du taux en 2013 n’y fera rien. L’hiver n’étant pas terminé nous continuerons à amasser et cela en dépit du bon sens.

Cette ambiance d’austérité crée un climat délétère qui s’autoalimente. Les plus pessimistes, poussés par l’absence de réponses des politiques, finissent par emporter les plus optimistes.

Tout cela est contre-productif. En contractant nos dépenses, nous réduisons notre consommation. Le ralentissement de celle-ci entraîne un ralentissement des revenus et une contraction de l’économie s’étendant progressivement à tous les secteurs. La maîtrise des coûts en période de crise n’est pas un cercle vertueux. C’est une mauvaise réponse prônée par les chantres du libéralisme absolue.

En jouant la contraction, nous avons tous à y perdre. Eux, ils jouent contre nous. Ils pensent d’abord à préserver leurs intérêts, pour protéger la rentabilité future de leurs investissements. Ils n’ont pas d’intérêt à voir baisser le niveau des marges. Ils doivent maintenir la pression et la solution qu’ils nous proposent revient à nous abaisser petit à petit, à accepter toujours plus par peur du lendemain.

Cette réponse, la maîtrise des coûts, est bonne dans une économie en croissance. Elle permet de faire les réserves nécessaires pour affronter les périodes plus difficiles mais elle l’est moins dans une économie en récession.

Au contraire, durant cette période, il faut éviter absolument la contraction. Nous devons lâcher les réserves, sortir de la morosité. Dépensons joyeusement, investissons massivement, profitons et peu importe de quoi demain sera fait. S’il faut mourir autant le faire pauvre et heureux que riche et malheureux !

Dans un monde en récession, comment et où trouver l’argent nécessaire ? Devons-nous prélever plus, au risque de contracter encore un peu les ménages ? Est-ce à l’état d’intervenir systématiquement ou doit-il déléguer pour retrouver des marges de manœuvre ?

L’état pourrait, par exemple, privatiser certains de ses attributs et cela a déjà commencé, avec la gestion des autoroutes par exemple. Nous pourrions continuer dans d’autres secteurs.

La gestion des universités pourrait en partie être prise en charge par des fonds privés. Un poste qui coûte chère, 28 milliard d’euros en 2011.

Le financement pour partie par des fonds privés permettrait de former une élite dont ils ont tant besoin ou de faire, à moindre coût, la recherche et le développement d’innovations clés pour le futur.

Mais un tel système ne serait pas égalitaire, seul les plus riches pourraient entrer dans ces universités ! Oui mais les fonds libérés pourraient être investis ailleurs, une partie pourrait être utilisé pour le financement de bourses au nom du principe de l'égalité.

En voilà une piste à creuser, trouver des fonds par la prise en charge de certains attributs de l’état par le privé. 

A la paranoïa des couts, source de contraction et cercle vicieux, l’état doit répondre par la dépense. Dépenser plus pour vivre mieux ! Voilà, le slogan qu'il nous faut pour sortir de l'impasse.

Ce n’est malheureusement pas la théorie défendue par le capitalisme actuel parce que celui-ci est égoïste et qu’il pense avant tout autre chose à la rentabilité court terme de son investissement.

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un gars normal - dans Economie
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 15:01

happy-end-thumb-200x206-93782.jpgEn théorie oui!

S’agissant d’un mandat, le président peut choisir de ne pas continuer à l’exercer. Dans les faits, c’est un peu plus compliqué…

Depuis le début de la république, disons 1848, année du premier président élu, il y a eu seulement 5 cas de démissions sur 24 présidents élus, dont 4 au moins pendant la 3ème république. 

Le dernier est celle du Général de Gaule, en 1969, suite au rejet massif (62% contre) par référendum de la réforme du sénat et de la régionalisation.

Considérant ce vote comme un désaveu de sa politique, le général avait alors décidé de démissionner.

Depuis, des désaveux, il y a eu d’autres (cohabitation, dissolution raté, etc…) sans pour autant pousser l'un de nos présidents à la démission. Dans certains cas, certains ont choisi de passer en force (traités de Lisbonne, pacte de stabilité, etc…).

Que devons nous en conclure, les présidents de la 5ème république ont ils peur du référendum et de son résultat ? La conséquence d'un référendum négatif serait elle la démission ?

 

Le mandat et le rôle du président sous la 5ème république.

 

Le président de la république est le garant de la démocratie et des institutions, article 5 de la constitution « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités. »

Il est élu au suffrage universel direct et à la majorité absolue (art 3). Il représente le peuple et la nation (art 3). Il a bien évidement un nombre important d’autres pouvoirs, comme la dissolution, la nomination, la représentation de la France auprès des tiers, etc…

 

Mais son premier rôle, c'est la représentation du peuple. Peut-on facilement démissionner d’une aussi lourde responsabilité ? Ce n’est pas un simple mandat !! C’est LE mandat. Sa démission aurait des conséquences importantes sur la vie politique et le bon fonctionnement des institutions en France. Elle ouvrirait sur une période d'instabilité aux milles dangers.

 

Il est au service de la nation et de son peuple. Ce n’est pas un travail normal pour un homme normal, il est là le problème. S’il est élu président, c’est qu’il a su convaincre une majorité d’électeurs de ses réelles qualités pour représenter et gouverner notre pays. Il a, par le suffrage unniversel, acquis une légitimité, que se passe-t-il alors quand il la perd ?

 

 La légitimité du président

 

On ne devient pas président en s’imposant par la force, sauf cas exceptionnel, on le devient par la « masse ». Dans le mode de désignation de notre président, la 5ème république a institué le suffrage universel direct. La légitimité à gouverner s’acquiert par celui-ci.

Le peuple, dans le suffrage universel, désigne un leader charismatique.  C’est-à-dire la personne pour lequel il existe une croyance populaire en ses pouvoirs (supposés ou réels) à gouverner. La croyance ne suffit pas, il faut, à cette personne, un charisme lui permettant de faire adhérer le plus grand nombre à un projet commun. La légitimité du leader c'est alors la conjonction de la croyance du peuple et de l'adhésion à un projet.

 

Sa capacité de leader se confirme dans le suffrage universel. C'est la majorité, en adhèrant au projet et en croyant en sa capacité, qui lui confère cette légitimité. Parce qu’il a été élu le 6 mai par la « masse » alors notre président actuel est légitime.

 

En conformité avec l’essence même de l’article 2 de la constitution « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. », le Général a introduit le référendum. C’est-à-dire la consultation de la « masse », soit à l’initiative du président, soit du parlement. Cet esprit de l’article 2 est repris dans l’article 3 « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »

 

Le référendum apparaît comme un « test », une confirmation de la réalité du leader charismatique. Lors du suffrage universel, c’est par la croyance que le président est élu. Le référendum n'est que la confirmation ou non des capacités réelles du leader charismatique. Refuser le référendumn, c’est refuser au peuple son droit à sa souveraineté.

 

 

Notre président actuel

 

 

Moins de 7 mois après son élection, l'opinion de notre président est au plus bas (les sondages, c’est par ici http://lci.tf1.fr/politique/popularite-pour-hollande-et-ayrault-c-est-la-chute-7721086.html - http://www.sondages-en-france.fr/sondages/Popularit%C3%A9/Fran%C3%A7ois%20Hollande)

 

Elle est bien loin la faible majorité absolue du 6 mai 2012 (51.56%). L’opinion n’a plus confiance en lui et en son gouvernement pour nous sortir de l’impasse, cela s’aggrave de jours en jours. Lui et ses ministres sont régulièrement mis à mal, même le FDG s’est auto-proclamé premier opposant.

 

Sur un sujet de société aussi sensible que le mariage pour tous, notre président refuse le référendum. Pourquoi ? Il s'agit pourtant de notre société ! Que l’on soit pour ou contre, là n’est pas la question. Pourquoi ne nous rend t il pas notre souveraineté ? Celle stipulée dans les articles 2 & 3 de notre constitution.

 

Ceux qui s'obstinent à nous faire croire que le  débat a déjà eu lieu le 6 mai 2012, refusent la réalité. Ils sont terrifiés par les résultats d’un référendum. Soumettre la question du Mariage pour Tous au référendum c'est prendre le risque d'un désaveu complet de la politique générale du gouvernement.

 

En cas de rejet, c’est la légitimité du président qui est remise en cause or sans celle-ci plus de raison de gouverner. Qui voudra suivre un « leader charismatique » déchu ? Sans légitimité, le président devrait démissionner. Le ferait il ?, C'est une autre question.

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 15:31

4e proposition : créer un choc de compétitivité en transférant une partie significative des charges sociales jusqu’à 3,5 SMIC – de l’ordre de 30 milliards d’euros, soit 1,5 %du PIB – vers la fiscalité et la réduction de la dépense publique. Ce transfert concernerait pour 2/3 les charges patronales, et pour 1/3 les charges salariales.

 

Enfin nous y voilà !! Après la surrèglementation, l’instabilité réglementaire et la gouvernance de nos entreprises, le rapport s’attaque à la compétitivité coût avec en premier lieu le thème récurrent du coût du travail.

 

Il n’y a pas de débat à avoir sur le coût du travail et sur l’avantage de cette mesure. Tout le monde s’accorde à dire que celui-ci est trop élevé et que le réduire permettrait aux entreprises de retrouver les marges dont elles ont besoins pour investir, innover et se développer. En clair, c’est un bon palliatif au ralentissement de la croissance.

 

Les risques associés à cette mesure ?

 

Alors pourquoi s’arrêter sur cette proposition s’il n’y a que des avantages !!! Celle-ci, si elle n’est pas encadrée, présente des risques importants soit quant à sa finalité réelle, soit pour le pouvoir d’achat des ménages déjà bien en berne.

 

En effet, face au ralentissement de l’activité et à des marges en baisse, les entreprises pourraient être tentées de puiser dans ce cadeau pour servir aux actionnaires un dividende toujours plus important ou en tout cas un dividende qui ne connaîtrait pas la crise !!!

 

Mais comment contraindre l’entreprise ? Ce cadeau sur les charges a un impact direct et immédiat sur la marge et donc sur les dividendes futures. Rapporter à la proposition précédente, une modification du mode de gouvernance, faire entrer des salariés dans les organes de direction permettrait d’avoir un contrôle sur l’utilisation effective de cette marge additionnelle.

 

L’une ne va pas sans l’autre, à mon sens. Pour que cette mesure soit efficace, c’est-à-dire qu’elle soit utilisée pour nous rendre effectivement plus compétitif, il lui faut un encadrement, un contrôle et le salarié pourrait jouer ce rôle.

 

Cette mesure a un coût, il faut la financer. Plusieurs solutions existent mais la tentation est grande de le faire porter aux plus grand nombres via une augmentation des impôts directs et indirects.

 

Attention, cependant à ne pas dégrader un peu plus le pouvoir d’achat des ménages. Tant que notre économie est principalement centrée sur la consommation, à l’inverse de l’Allemagne par exemple, toutes atteintes à la consommation des ménages sera un pas de plus vers la sortie…

 

Une option serait des économies drastiques sur la dépense publique ou encore sur les prestations sociales versées, pour rappel celle-ci sont financées en partie par les charges sociales. Dans le deuxième cas, le coût social serait énorme et nous ne sommes pas encore suffisamment au fond du gouffre pour que la solidarité soit suffisante à la faire accepter par l’opinion.

  

La réponse du gouvernement

 

Le gouvernement n’a pas rejeté cette proposition mais il en a proposé quelques arrangements. Tout d’abord, il a réduit le montant préconisé de 30 à 20 milliards, mais bon cela reste néanmoins significatif.

 

Ensuite, il a proposé de l’assoir sur une assiette moins large des salaires. Tous les salaires jusqu’à 1.5 fois le SMIC au lieu de 3.5 fois ou comment favoriser le nivellement par le bas, tant au niveau du coût que de la qualification !!!

 

Si une telle mesure peut se transformer en cadeau pour l’actionnaire, elle peut aussi être perçue par l’entreprise pour recruter à moindre coût. Sans faire du marxisme primaire, on pourrait très bien imaginer les entreprises licenciant à tour de bras et, du fait d’offre importante de main d’œuvre, réembaucher,  en faisant d’une part l’économie sur le coût de la main d’œuvre et d’autre part en profitant de la mesure, en l’occurrence du crédit d’impôt, proposée par le gouvernement.

 

Enfin, au lieu d’une mise en place facile et rapide, réduction directe des charges sociales et patronales. Le gouvernement propose un crédit d’impôt sans condition... Il aurait fallu envisager quelques conditions notamment des engagements au regard de l’innovation et de l’investissement. Il est trop grand le risque de voir les entreprises jouer encore une fois à court terme.

 

Pour son financement, la solution de facilitée a été retenue. Augmenter la TVA en 2014 !!!

 

Mesure votée par la Droite et rejetée par la Gauche et finalement remise au goût du jour. Bien qu’elle ait un impact direct sur le pouvoir d’achat, ce mode de financement a l’avantage d’être solidaire.

 

Il n’y a pas que les actifs pour financer les prestations sociales mais aussi les autres dont le nombre grandit chaque jour… pas si bête finalement.

 

Au lieu d'un choc, le gouvernement a choisit le sursaut, espèrons que celui-ci soit suffisamment efficace pour relancer notre économie !!!

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